L'interfile en scooter, est-ce autorisé ?

L'interfile en scooter, est-ce autorisé ?

Ecrit le lundi 17 mai par Alice

 

Les impressionnantes manifestations des motards en début d’année ont porté leurs fruits puisqu’une nouvelle expérimentation est en cours. Elle a débuté en juin en Île-de-France et dans les départements où elle avait été testée précédemment.

Mais quand est-il de cette pratique ? Bien que massivement pratiquée par la majorité des deux-roues motorisés, est-elle pour autant autorisée par le code de la route ? Gros plan sur ce mode de circulation particulier.

 

Qu’est-ce que l’interfile ?

La circulation interfile consiste à circuler entre les files de véhicules à l’arrêt ou roulant à vitesse réduite dans un trafic dense. Cette pratique n’est actuellement pas autorisée par le code de la route. Elle est toutefois officieusement tolérée, à vos risques et périls.

 

Qui peut circuler en interfile ?

Seuls les deux-roues motorisés de moins d’un mètre de large sont autorisés à circuler en interfile. A l’inverse, les tricycles à voie très large, les side-cars ou encore les quads ne sont pas autorisés à circuler en interfile.

 

Quelles sont les règles à respecter ?

La circulation interfile est autorisée en cas de bouchons ou trafic dense. Il est important de noter que l’espace entre les véhicules doit être suffisant pour effectuer cette manœuvre, en finesse et sans forcer le passage.

 

Faire attention aux autres usages est également crucial. Il sera préférable de garder des distances de sécurité suffisantes entre deux-roues motorisés en interfile. Il est ensuite bien évidemment interdit de dépasser un autre deux-roues motorisé circulant en interfile.

Enfin, l’interfile devient interdit dès lors que les véhicules circulent à plus de 50 km/h sur au moins une des deux files. Les scooters, alors en interfile, doivent immédiatement reprendre leur place dans le courant normal de la circulation.

 

Une pratique qui ne cesse d’être expérimentée

 

Autorisée jusqu'au 1er février 2021 dans le cadre d'une expérimentation débutée en 2016, le droit de faire de l’interfile est redevenue illégale d’un coup d’un seul. La raison, un mode de circulation ni encadré par des règles ni enseigné dans les écoles de conduite en France.

Une annonce qui n’a pas manqué de déplaire aux motards qui ont organisé de nombreuses manifestations dans toute l’Hexagone le 20 février. Une opposition massive justifiée selon les motards, puisqu’en l’absence de l’interfile, les deux et trois roues motorisés perdraient tout leur intérêt en matière de mobilité. Cette contestation générale a mené le gouvernement à réétudier les conditions optimales pour encadrer ce mode de circulation.

 

Dernière expérimentation à date, et toujours en cours…

Depuis juin, un nouveau test est expérimenté à titre exceptionnel. Il est réalisé sous certaines conditions dans 11 départements les plus embouteillés de France (Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, la Seine-et-Marne, les Yvelines, l’Essonne, le Val-d’Oise, le Rhône, la Gironde, les Bouches-du-Rhône). Le corps exécutif tient à ce que l’interfile fasse davantage l’objet d’une meilleure sensibilisation grâce à son intégration dans les formations des auto-écoles, mais aussi que cette pratique figure dans le Code de la Route.

Ces dites conditions permettront de mieux protéger les usagers de deux-roues motorisés qui pratiquent l’interfile. L’objectif final étant de diminuer les accidents liés à cette pratique aussi utile que dangereuse…

 

Un gain de temps précieux pour les pratiquants

Si le scooter est si plébiscité en centre-ville, c’est avant tout pour l’agilité dont il fait preuve dans un trafic dense. Grâce à l’interfile, il est plus simple de se déplacer, et l’usager maîtrise mieux son temps de trajet. Pratique pour ne pas passer des heures dans les bouchons.

Véritable pratique salvatrice pour s’extraire du trafic, la variante électrique permet une efficacité encore plus importante. Le couple est immédiat, offrant à son propriétaire des accélérations franches. Des modèles électriques en 50 cc comme le ZEWAY swapperOne suffisent amplement à se frayer un chemin à travers le trafic grâce à cette technologie, évitant ainsi l’achat de gros 125 cc thermiques pour s’assurer d’une puissance suffisante.