Quel permis de conduire pour un scooter électrique ?

Quel permis de conduire pour un scooter électrique ?

Ecrit le lundi 17 mai par Alice

 

Les scooters électriques sont plus écologiques, rapides et économiques. Ce nouveau mode de mobilité est de plus en plus courtisé en milieu urbain, notamment car il permet de mieux s’extirper du flux de véhicules qui l’entoure, et de s'affranchir plus aisément des embouteillages.

Ils sont pourtant soumis aux mêmes règles que leurs équivalents thermiques. Les scooters électriques nécessitent l’obtention de permis spécifiques. On fait le point.

 

Les permis pour les scooters électriques

 

Le scooter électrique ne se base pas sur la cylindrée comme le scooter thermique pour déterminer la puissance du deux-roues. Parler de cm3 n’aurait en réalité aucun sens. La loi va plutôt s’appuyer sur le couple du moteur, qui s’exprime en KW.

Le propriétaire d’un scooter électrique se doit d’avoir un permis différent selon sa puissance :

  • Permis AM (qui remplace le BSR) : scooter électrique de moins de 4 kW (équivalent de 50 cm3), bridé à 45 km/h. Il faut avoir à minima 14 ans. Il s’obtient à l’issue d’une formation spécifique de 8 heures délivrée en auto-école.
  • Permis A1 : scooter électrique de moins de 11 kW (équivalent 125 cm3). Son obtention est la combinaison du permis B (voiture) et d’une formation spécifique de 7 heures. Il faut avoir à minima 16 ans.
  • Permis A2 : scooter électrique doté d’une puissance entre 11k W et 35 kW (maxi-scooters). Il faut avoir à minima 18 ans.
  • Permis A : il permet de rouler avec tous les types de scooters électriques, quelle que soit leur puissance. Il s’obtient avec le permis A2 déjà en poche depuis au moins 2 ans et une formation spécifique de 7 heures.
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Si le permis exige d’être plus attentif et demande plus d’anticipation que dans une voiture, le silence d’un scooter électrique rend l’anticipation encore plus importante et notamment le contrôle des angles morts quand vous tournez.

 

La réglementation pour la conduite d’un scooter électrique

Le conducteur d’un scooter électrique, peu importe son permis (AM, A1, A2), est plus à risque par rapport à un automobiliste. Le conducteur est ainsi soumis à plusieurs obligations :

  • port d’un casque répondant aux normes en vigueur
  • port de gants répondant aux exigences des normes CE

 

Précisions sur le port du casque : outre le fait d’être obligatoire, le casque intégral ou modulable est préférable car plus sécurisant que le casque jet.

Depuis le décret 2016-1232, le port de gants certifiés CE s’est ajouté au port du casque, obligatoires également pour la conduite de scooters électriques, quelle que soit sa puissance. Rappelons que le non-port de gants certifiés est sanctionné d’une amende de 68 euros (ou minorée à 45 euros en cas de règlement dans les 15 jours). Viendra s’ajouter le retrait de 1 point sur le permis de conduire du conducteur.

En complément de ces éléments de sécurité, il existe deux autres obligations d’ordre légales :

  • L’immatriculation : avoir une plaque d’immatriculation est obligatoire pour tous les 2 roues, même les modèles sans permis.
  • L’assurance : tous les scooters doivent être assurés. La garantie minima est la formule au tiers qui inclut la responsabilité civile, couvrant les dégâts en cas d’accident responsable. Précisons que l’assurance d’un scooter électrique est moins chère, soit environ la moitié du prix de l’assurance d’un scooter thermique.

Notons que pour faciliter l’acquisition d’un scooter électrique en ville, la société ZEWAY propose un tarif de 130 euros par mois (bonus écologique déduit), incluant la maintenance et l’assurance. Bien évidemment, le scooter électrique est immatriculé. L’usager gagne ainsi du temps en ne se souciant pas de toutes ces formalités administratives.

 

Quels sont les avantages du scooter électrique ?

 

Nombreux sont les usagers de scooters thermiques qui se convertissent à l’électrique. Il faut dire que cette nouvelle solution de mobilité offre de nombreux avantages tels que :

  • Les économies : la construction du moteur électrique est moins complexe, et ainsi moins onéreuse à entretenir. Ensuite, la recharge de la batterie revient moins cher que son équivalent en carburant. Il est d’ailleurs possible de recharger sa batterie sur des bornes publiques ou de « swapper » sa batterie vide pour une pleine dans le réseau ZEWAY composé de 40 stations d’échange à Paris et sa proche banlieue.
  • L’impact écologique : puisqu’il ne fonctionne pas à l’essence, le scooter électrique n’émet pas de gaz carbonique polluant (0g de CO2 dans l’air).
  • Le silence : le scooter électrique n’émet aucun bruit. C’est un gain de confort agréable aussi bien pour l’usager que pour les piétons devant lequel il passe.
  • L’agrément de conduite : le scooter électrique permet de s’extirper aisément de la circulation grâce à son couple (ou puissance) disponible immédiatement.